Opuscules théologiques et polémiques
Ces développements théologiques, qui rangent saint Maxime parmi les plus grands défenseurs et docteurs de la foi chrétienne, constituent un apport si important à la christologie, qu'ils ont été intégrés, parfois littéralement, dans les définitions de foi du synode du Latran (649) puis au VIe concile œcuménique (Constantinople III).
Ces œuvres, dont on a ici la première traduction française intégrale, présente un grand intérêt également par l'analyse extrêmement fine de l'acte volontaire qui y est développée, et par les considérations approfondies sur l'hypostase et la nature du Christ qui complètent celles des « Lettres » théologiques (publiées dans la même collection). Les vues que leur auteur exprime sur la question déjà controversée du « filioque » et sur la place et le rôle que les Églises d'Orient reconnaissaient alors à l'Église de Rome, constituent quant à elles, des références majeures pour le dialogue œcuménique actuel. Cette traduction suit de très près le texte grec en essayant de restituer la pensée de saint Maxime dans toute sa complexité.

