Commentaire sur Job, I
L'édition critique de ce texte, en deux volumes, permet d'accéder à l'interprétation que le plus grand orateur de l'antiquité chrétienne a donné de l'un des livres les plus dramatiques de l'Écriture et même de la littérature universelle.
Sans doute, sous la plume de ce père, ne trouvera-t-on pas de spéculations sur le problème du mal. Chrysostome est un antiochien, attaché à l'exégèse littérale et morale. La grandeur du mystère de Dieu, l'omniprésence de la Providence, le rôle de la tentation et de la liberté, l'énigme de la mort, la souffrance du juste et la prospérité de l'impie, le danger des richesses, l'éducation des enfants, le détachement des biens de ce monde qui, finalement, n'appartient qu'à Dieu, voilà les questions auxquelles le commentateur s'efforce de répondre, parce que se sont celles de ses auditeurs. Ce sont encore les nôtres aujourd'hui.

